Installations

Vues d'ensemble

"Péché de gourmandise question de survie"

détail de l'installationes ":Les mouches" :

'LPour adoucir les yeux, pour parer le visage,
Pour mettre sur le front, pour placer sur le sein,
Et, pourveu qu'une adroite main
Les sçache bien mettre en usage,
On ne les met jamais en vain.
Si ma mouche est mise en prattique,
Tel galant qui vous fait la nique,
S'il n'est aujourd'huy pris, il le sera demain ;
Qu'il soit indiférent ou qu'il fasse le vain,
A la fin la mouche le pique.


Texte d'Edouard Fournier1857(extrait)

Présentation de l'installation :"La vue à voir?"

 

La vue à voir…

 

 

Notre façon de voir est en train de changer bien plus radicalement que lors du passage de l'image moyenâgeuse à la représentation perspective de la renaissance.

 

Au début du 19ème siècle, on passe de l'optique géométrique à l'optique physiologique. Avec le développement des appareils optiques la présence de l'observateur devient nécessaire mais il ne doit plus rester dans une position fixe par rapport à l'objet observé.

 

Avec le Zootrope, le Thaumatrope on peut atteindre une certaine "réalité" sans essayer de paraître réel. Ce réel n'est qu'un produit d'un appareil mécanique. Avec le stéréoscope, le fonctionnement de la machine devient moins évident.

 

Au tournant du 19ème siècle, le modèle de la camera obscura, de la perspective linéaire et avec elle de l'égalité : perception et image perçue est contesté. Le système linéaire et statique est rejeté  comme trop peu flexible.

 

Les artistes ont fait de nombreux essais pour dépasser les limites de la camera obscura  et des autres techniques rationalisantes de  compréhension de la vue mais toujours dans le cadre du tableau.

Si par exemple la vue est pour Diderot à égalité avec  le toucher, pour Kant objet de science et pour Goethe comme Purkinje  et Schopenhauer lumière intérieure, elle est  aujourd'hui objet  de science, réduite à des mesures  arithmétiques. Elle n'est plus liée  au sensible. Images virtuelles, IRM,…. existent en soi. L'expérience optique devient autonome, libérée des autres sens  car il n'y a plus de lien direct avec "l'image".

 

                Depuis toujours  on pouvait expérimenter le mouvement et le temps mais on ne pouvait pas le reproduire .Avec la vidéo on peut gérer  le temps ,le mouvement  et l'image .Il s'agit d'un langage évolutif. Le miroir convexe  et la camera obscura qui demande la présence à un endroit fixe d'un "œil idéal" sont trop rigides.

 

-Le kaléidoscope est pour Baudelaire le symbole du modernisme, il est le modernisme tout court. Les appareils optiques développés à la même époque ,notamment le stéréoscope donne un nouveau statut à l'observateur: la perception demande la présence de l'observateur et l'on revient à Schopenhauer qui isole la perception esthétique ,la vue des autres systèmes qui règlent la vie purement instinctive. La vue est le sens supérieur.

Avec les nouvelles techniques ,l'observateur devient consommateur de 'spectacles '.

On peut mesurer le chemin parcouru en un siècle : de l'observateur ,un peu naïf mais autonome du mouvement ,l'homme devient manipulateur de son propre système perspectif .

                La relation du système optique et de l'œil devient métonymique tandis qu'elle était métaphorique jusqu'au 19e siècle.

                Le miroir convexe permet d'expérimenter l'espace temps ,il permet aussi de passer  d'un plan à l'autre et est révélateur de correspondances. L'homme est créé avec son système visuel mais change dans son espace et son temps

                Espace virtuel et bientôt temps virtuel.

LA VUE A VOIR?

vue d'ensemble de l'installation"La vue à voir" Espace Sextius,Aix en Provence.

détail

Vue à voir

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MEMOIRES

 

If nothing is more personal than a memory, if nothing is more difficult to share, exchange, to communicate than personal memory, how can collective memories be built?

 

 

 

 

We can remember what happened. Remembrance, occurrence there is no hierarchy, between these words. But a chronology: “It arises” “precedes” “it remembers”.

But how what happens to someone can become the memory of an other? Martine Deny did not experience the internment, the arbitrary, the unbearable hardship of freedom, the seized adolescence… She did not bear the unbearable, the unacceptable. Nevertheless the never healed, but hidden wound of this young prisoner so early deprived from the free apprenticeship of life, has become source of inspiration

She can’t remember what he lived or of what he survived, but this traumatism became by emotional contagion part of her sensitivity. By trying to imagine this inconceivable reality she reacts as artist, creator to an n unresolved past.
Martine Deny’s initiative is similar to an explanatory journey in a world which we wish far away in order to look for codes and for keys susceptible to allow the interpretation of our world which she would like to be preserved from the devils of this decomposed past. Her subjectivity becomes a reading help of the most imperfect part of our history that she wishes without future.

Claude Frisoni                                                                              

 

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détail video Mémoires 1

Paroles de Femmes (video 30minutes)

La course (installation video)

la course :détails

Le mélange tumultueux

 

 

L’Effet Babel.

 

 

 

 

 

 

Malgré l’Europe, la monnaie unique, l’absence d’arrêt aux frontières.

 Malgré les migrations dans les deux sens Luxembourg –Belgique, Belgique- Luxembourg.

 Et bien que les Luxembourgeois aillent au marché d’Arlon et que les Arlonais fassent leurs courses au Luxembourg, ils ne se sentent pas citoyens européens mais bien wallons ou luxembourgeois.

.

 La ligne de démarcation de la frontière sert toujours de repère aux vendeurs de fleurs pour la fête des mères et à des associations caritatives pour vendre leurs œufs de Pâques.

 

Les différences de culture,  les habitudes ancestrales persistent comme si elles étaient inscrites dans nos gênes

.

Les différences linguistiques, politiques et sociales sont bien réelles.

Chaque pays garde sa couleur locale. L’Européen n’est pas chez lui dans toutes les villes d’Europe mais bien à l’étranger,il garde surtout le sentiment d’appartenir à une communauté bien distinctes des autres.

 

La mayonnaise de la grande unité ne prend guère.

"Le mélange tumultueux" installation interactive

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